Usine de boulons à La Louvière (suite)
Les fileteuses Landis étaient dédiées comme
leur nom l'indique au filetage des tiges déjà mises à longueur et matricées. Pas de filières comme on les connaît, mais des couteaux
au pas voulu intégrant en une seule passe l'ébaucheur et le finisseur. Dans ce système de fileteuse non automatique,
c'est la pression de la main de l'ouvrier qui assure l'avancement de la tige à usiner. Le petit tuyau conduit l'huile
de lubrification sur la pièce en cours de taille.
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Deux machines à tarauder
les écrous, de marque américaine,
à six porte-outils chacune permettaient
d'assurer une production conséquente. Les tarauds, de même que les couteaux des outils à fileter, comportaient le dégrossisseur
et le finisseur en un seul outil. Les contrepoids, visibles ici sur la vue arrière, assuraient une pression
régulière du taraud. En fin d'opération, un levier en ayant inversé
la rotation, une pesée sur la pédale réarmait le dispositif en libérant l'écrou terminé. |
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Une importante partie de l'usine
était consacrée à la taillanderie : les outils de coupe, en particulier, étaient affûtés dans cet atelier où se trouvaient
deux tours parallèles, dont un à barillet, des élaux-limeurs, une fraiseuse et un gros touret meuleur. Enfin, la présence
d'une cuve à huile et de ce qui pourrait être deux fours à cémenter témoignent de la pratique de traitements thermiques des aciers.
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Trois des machines, par l'intermédiaire
habile de Bernard Sebille, ont pu être sauvées de la démolition et installées au
centre culturel de Franière, commune où jadis, outre la glacerie,
était implantée une boulonnerie ainsi rappelée par la présence de ces machines à peu de chose près identiques. Ici
un four rotatif et une frappeuse, tandis que, sous une bâche, une fileteuse est en attente d'installation. |
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Sources : MM. Fernand Dufaux & Michel Fort ;
Encyclopédie pratique de mécanique et d'électricité, Quillet, 1930.
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Industrie
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