La citadelle de Verdun : les aménagements Séré de Rivières
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Pour tromper l'ennemi, commençons la page sur les aménagements de Séré de Rivières par un édifice
qui précisément n'est pas dû à l'illustre directeur du service du génie. Il s'agit d'un magasin
à poudre au nord de la forteresse, remontant dans sa première version à la fin du XVIIe siècle, mais
réaménagé ultérieurement, dénommé "magasin à poudre du bastion du Dauphin". Celui-ci n'est pas relié aux galeries
Guinot, au contraire de son homologue du sud-est dans le vestibule duquel débouche un des trois escaliers reliant
les dessus aux dessous (et inversement).
La voûte en arc brisé, forme peu fréquente, frappe par la pureté de ses lignes.
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Ah, voilà du Séré de Rivières.
Au nord et au sud de la citadelle on établit par décision du 13 septembre 1873 des casemates en principe encore à
l'épreuve, pour peu d'années, de façon à en étendre la garnison. Les vues suivantes montrent
les magasins nord, où entre autres étaient construits trois fours à pain suppléant à la
maigrelette manutention du bastion de la Reine.
il était question en 1913 de rendre ces casemates à l'épreuve pour y loger des troupes à l'abri
des bombardements. Plusieurs avis et contre-avis furent nécessaires avant qu'on s'aperçût que
ce type de protection était illusoire contre l'artillerie contemporaine, alors qu'on disposait
de galeries enterrées. La déclaration de guerre mit un point final à ce projet.
Dans les magasins nord, le couloir arrière offre une particularité fort esthétique : au lieu de
comporter un plancher linéaire courant sur l'étage, il est traversé au droit des portes arrière
des casemates par des passerelles rejoignant le talus extérieur.
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Hasard, plaisir ou nécessité, l'esthétique
n'est pas non plus négligée dans la magnifique stéréotomie des pénétrations de ces fenêtres, à l'extrémité
des magasins nord.
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Les travées des casemates sud diffèrent quelque peu de leurs homologues septentrionales. Elles laissent
plus facilement lire leur structure en voûte, le remplissage de façade se présentant en léger retrait.
Au point de fuite, la "porte de secours" trouant l'escarpe entre les bastions 66 et 68 et reliée à la route de Paris par
un double pont-levis. Derrière le servant de l'appareil photo, la porte Mortier, ancien accès de la citadelle.
Dans ces casemates, la salle d'ablutions recèle un vrai joyau, un lavabo réglementaire aux courbes et formes tout
simplement sensuelles.


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D'autres importants aménagements militaires, concomitants au percement des galeries Guinot à partir de 1887,
relient les nouveaux magasins à munitions, à présent profondément enterrés, aux pièces disposées sur les dessus.
Il s'agit essentiellement de monte-charge traversant le recouvrement. La disposition montrée ci-dessous, où le
puits sert de noyau à un escalier, est unique. Cet escalier est d'ailleurs l'un des trois reliant les dessus
aux galeries profondes.
Les monte-charge à treuil, comme celui présenté par les deux photos suivantes, sont plus sérieux et surtout
plus adaptés à la montée sûre et rapide de lourdes charges.
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Suite. |
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