La production crût et embellit (75 ouvriers en 1835, 104 cinquante ans plus tard), dautant que les guerres du Second Empire dont celle, désastreuse, de 1870, raflaient tous les stocks disponibles. Deux établissements se partagèrent les fabrications de la société, celui de Meudon dont il est question ici et celui des Bruyères, à Sèvres. Lavènement des cartouches à percussion centrale, officialisé en 1873 et 1874, ne fit que diversifier la production, puisquen 1883 Gaupillat devint cartoucherie-capsulerie, au moment de son alliance avec Gévelot pour constituer ainsi un an plus tard la fameuse SFM, la Société française de munitions de chasse, de tir et de guerre. Elle sadonna ainsi, entre autres, outre les productions civiles, à la fabrication des étuis de 11 mm mod. 1874 (fusil Gras), de 8 mm mod. 1892 (révolver réglementaire) et 8 mm mod. 1886 (fusil Lebel). Selon certains auteurs, on trouve aussi le monogramme GG (Gévelot Gaupillat) sur des étuis de 10,4 mm Vetterli mod.1896. Le projet dy produire des munitions dartillerie, né en 1887, ne fut probablement pas retenu. Après la production effrénée de 1914 à 1918, ce fut à nouveau le marasme (Aristide Briand sécriait alors à la SDN " Arrière les fusils, arrière les canons ! ") jusquau moment où, utilisant ses machines et son savoir-faire, la fabrique de Meudon se sépara de la SFM qui continuait ses fabrications de munitions et devint lEtampage de précision Gaupillat. Entre 1928 et fin décembre 1997, elle emboutit et usina des pièces de cuivre allié et des pompes à air de divers modèles. |
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