Le sous-sol

Pendant que passaient les saisons, que résonnaient dans les étages les cris des joueurs, l’eau faisait son œuvre. Par les toits crevés, par les planchers inondés, elle percolait lentement, entraînant les constituants du hourdis de béton. Après seulement vingt ans d’abandon, certaines fistuleuses atteignaient déjà soixante centimètres, alors qu’un centimètre par siècle est une valeur moyenne couramment admise, sans doute un peu légèrement, dans les cavités naturelles.

Troglophiles colonisant le site, moisissures (macrophoto) et papillon de nuit.

 

 

 

 

Ce site généreux offrait, dans des nuances de calcite virant du blanc intense au pourpre en passant par la rouille, outre divers débris anthropiques inattendus autant que calcifiés, de respectables stalactites, des fistuleuses rectilignes ou en zigzag, ou hérissées d’excentriques, divers stalagmites de tailles diverses, certains de type " œuf au plat ", de petites cristallisations formées en milieu aquatique, des micro-gours et même des gours profonds d’une vingtaine de centimètres, inattendus dans le bassin parisien !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plus beau, cependant, restait à venir…

Suite, la "Boule Pulsante"...