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L’azote convoité est ce qui reste quand on a séparé, en les liquéfiant, les autres gaz de l’air atmosphérique, essentiellement l’oxygène et l’argon, accompagnés des gaz rares en très faible pourcentage. Pour liquéfier l’air, il faut le réfrigérer en le détendant brusquement après compression. C’est le principe de la machine imaginée par Otto von Linde et perfectionnée par Georges Claude, caractérisée par la multiplication des étages de compression. Les deux bâtiments symétriques, cœur de l’usine, recevaient les installations de Linde, les systèmes de contrôle de débit, les soutirages d’azote, d’hydrogène et d’oxygène issus du fractionnement et les réacteurs où azote et hydrogène, en contact, produisaient l’ammoniac.

Une fois le gaz de cokerie épuré au carbonate de soude et à l’oxyde de fer, le même procédé était employé pour extraire l’hydrogène : c’est le seul corps à rester gazeux quand les autres ont été liquéfiés.

 

 

 

On visite ces bâtiments presque comme un musée, contemplant à droite et à gauche, pareils à des œuvres d'art, tableaux de commande, établis, ateliers, compteurs et machines subsistantes, reposant au milieu des fougères et des mousses dans un prodigieux mélange de couleurs

 

 

s-vu.jpg (94801 octets) La neutralisation de l’acide nitrique par l’ammoniac fournissait une solution de nitrate d’ammonium pulvérisée ensuite dans une tour de prilling afin d’obtenir des granulés d’ammonitrate dont la taille permet un effet fertilisant de plus longue durée .

 

 

En permanence les produits étaient analysés dans le laboratoire logé près des bureaux.
Un mignon petit escalier à vis conduit à la réserve en sous-sol.
Espérons que ce petit bijou ne sera pas ferraillé.


 

 

 

 

Suite.