Soigneusement construit en pierre taillée et appareillée dans les règles de l’art, le gros œuvre du château a plutôt bien résisté aux outrages, sauf évidemment la charpente dont l’écroulement a entraîné celui des jolies tuiles faîtières formant crête.

 

 

Linteaux en accolade ou en arc surbaissé montés sur corbeaux, gâbles, trilobes, colonnes torsadées, chapiteaux de feuillages, arcs de décharge, archivoltes à crochets, tympans ajourés à colonnettes, rien n’y manque… Si ! les lanceurs ! Curieusement, il n’y en a aucun, même factices, les eaux pluviales étant recueillies par des gouttières camouflées par les fausses balustrades à la base des combles et évacuées par des conduits intégrés.

 

 

 

En revanche, quelques intrus dans le pastiche, comme la lumineuse et élégante verrière de la grande salle, évidemment impensable au moyen âge, soulignent l’époque sans ambiguïté.

 

 

Peut-être certains soirs les fenêtres laissent-elles entrevoir les lumières passées d’un autre monde, celui des bals qu’Anne d’Orgel donnait à ses frivoles invités.

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